On rentre dans le dur. Notre projet de surfpark en région bordelaise est attaqué tout azimut avec des questions qui sont légitimes, celles sur l’impact, et d’autres complètement absurdes, comme le prix des sessions. On va faire le tour des arguments du tract distribué par nos opposants et répondre à chacun de leurs arguments ! 😎
Le tract distribué par les opposants ⤵️

Dans ce post, on va se concentrer sur les cinq premiers points car il y a déjà beaucoup à dire. Les autres réponses arriveront très vite sur ce blog.
1. Le bassin de 1,35 Ha en région bordelaise sera plus grand que celui de Sion (0,8 Ha)
Le bassin d’Alaïa à Sion (Suisse) mesure 8 000 m², bien plus petit que les bassins des parcs internationaux tels que “Urbnsurf” à Melbourne (21 000 m²), “The Wave” à Bristol (18 000 m²), ou encore ceux de Corée du Sud (26 000 m²), de São Paulo (24 500 m²), et de Sydney (17 000 m²). À Canéjan, notre projet de 13 500 m² est de taille moyenne, supérieure à celle de Sion mais largement inférieure à la moyenne des autres piscines à vagues Wavegarden autour du monde.
2. Le renouvellement de l’eau pour des raisons sanitaires ?
La Suisse ne renouvelle pas son eau pour des raisons sanitaires. Ils fonctionnent en circuit fermé, comme tous les bassins Wavegarden.
En revanche, ils sont obligés de compenser l’évaporation par un apport d’eau neuve. À Bristol, c’est la même chose, sauf que le climat est moins favorable à l’évaporation que dans la vallée de Sion, en Suisse.
3. La piscine à vagues suisse Alaïa a dû vidanger sa piscine
Lors de la construction du surfpark suisse, la résine a été appliquée au fond des bassins en béton dans de mauvaises conditions, sans respecter certains protocoles. Depuis deux ans, le parc fait face à des problèmes de décollement et a dû vider les bassins pour effectuer les réparations nécessaires.
De plus, en raison du climat hivernal très froid (en dessous de 0 °C), les propriétaires du surfpark ont décidé de fermer les bassins pendant 3 mois et de les vider pour protéger les machines. À Bristol, aucune vidange n’a été effectuée en cinq ans, tout comme dans les autres piscines Wavegarden dans le monde (Australie, Brésil, Corée du Sud).
Wavegarden préconise une vidange tous les 2 à 3 ans pour vérifier les installations immergées, bien que cela ne soit pas toujours nécessaire si un entretien régulier est fait. L’Académie de la glisse utilisera un système innovant permettant, si une vidange est nécessaire, de stocker une grande partie de l’eau dans des cuves enterrées. De plus, les 2 bassins seront séparés et nous permettront ainsi de ne pas vidanger les deux bassins en même temps, contrairement aux autres parcs Wavegarden. Notre projet se distingue par ces mesures concrètes et locales de gestion durable, prouvant que les chiffres alarmistes avancés par les opposants ne correspondent ni à la réalité du fonctionnement de notre installation, ni aux standards éprouvés de la technologie Wavegarden.
4. La consommation annuelle d’eau potable
🟢 Transparence et Engagement Environnemental des parcs Wavegarden
Les parcs Wavegarden sont des entreprises privées qui n’ont aucune obligation de divulguer leur consommation en eau ou en électricité. Néanmoins, le parc de Bristol a reçu cet été la certification « B Corp », qui récompense les entreprises exemplaires, notamment pour leur impact positif sur l’environnement. Cette certification est une première et garantit certains aspects de la technologie Wavegarden, notamment dans sa gestion des ressources.
Nous sommes confiants dans nos estimations de consommation d’eau et d’eau potable. Le bureau d’étude indépendant INGETECH a calculé avec rigueur nos besoins en eau. Notre consommation d’eau se divise en deux catégories : celle provenant du réseau (eau potable) et celle issue de notre système de récupération des eaux de toiture. Nos chiffres sont transparents et n’ont pas changé depuis le début.
Nous consommerons environ 13 000 m³ d’eau potable par an pour les besoins des bâtiments (WC, cuisine, vestiaires, etc.) et 10 000 m³ d’eau potable pour le premier remplissage. Par la suite, les besoins liés à l’évaporation seront comblés par l’eau récupérée des toitures des bâtiments industriels de la SCI PAOLA, soit plus de 30 000 m². INGETECH a estimé nos besoins d’évaporation à environ 13 000 m³ d’eau par an.
Leader mondial dans le secteur, Wavegarden n’a ni besoin ni intérêt à tricher sur les consommations d’eau de ses parcs et privilégie la transparence avec ses clients pour éviter toute mauvaise surprise.
🔴 Incohérences des chiffres avancés par les opposants
Contrairement à notre position, inchangée depuis deux ans, les opposants annoncent des chiffres variant du simple au triple. Par exemple, dans leur pétition de juin 2023, ils avancent un « gaspillage de 147 000 à 280 000 m³ d’eau par an ». Lors de leur conférence de presse de janvier 2024, en s’appuyant sur les dires d’un certain M. Lousteau, ancien chercheur à la retraite, ils avancent entre 136 000 et 183 000 m³ pour l’année 2022.
Dans le rapport Lousteau présenté au tribunal par Surfrider et Sepanso, il est écrit : « Le bilan annuel du surf park est systématiquement déficitaire et nécessiterait donc un complément en eau de ville qui dépasserait 50 000 m³ une année sur deux dans le cas de l’hypothèse la plus défavorable ». Enfin, M. Lousteau, dans l’article d’Actu.fr du 28 juillet 2024 affirme : « Ça ne marche pas : sur le plan scientifique, ce qui va se passer, une fois que le projet sera construit, c’est qu’ils vont être obligés de puiser de l’eau potable – et sans doute de façon croissante à cause du réchauffement climatique. L’autonomie ne durera pas au-delà de trois ans ». Denis Lousteau, scientifique retraité de l’INRAE, est à l’origine du bilan hydrique diligenté par l’association « Canéjan en transition ».
🔎 Appel à la transparence : l’importance d’une évaluation éclairée
Il n’y a aucune cohérence dans les chiffres de nos opposants. En l’espace d’un an, ils oscillent entre une consommation d’eau potable estimée à 280 000 m³/an et une autonomie qui ne durerait pas au-delà de trois ans ! À la demande de la mairie de Canéjan, un expert a été nommé pour faire la lumière sur cette bataille de chiffres. Nous sommes impatients de démontrer tout le sérieux de notre travail. Nos études ont duré plusieurs années et ont toutes été validées par les services de l’État concernés : ARS, DREAL, DDTM, SDIS.
Nos opposants n’ont fait appel à aucun bureau d’études indépendant, ne sont jamais venus visiter les installations de la SCI PAOLA, ne se sont jamais rendus dans une piscine à vagues Wavegarden pour en comprendre le fonctionnement et n’ont jamais pris contact avec nous ou Wavegarden pour obtenir des informations précises.
5. Le nombre de visiteurs par an 🏄♀️
Les opposants s’appuient sur les chiffres du parc Alaïa pour dénoncer notre projet mais tous les surfparks Wavegarden à travers le monde, qu’il s’agisse de la Suisse, ceux en Australie ou ailleurs, enregistrent en moyenne entre 130 000 et 160 000 sessions de surf chaque année. Notre projet en Gironde se situe dans cette même moyenne, avec une estimation d’environ 200 000 visiteurs par an, en ligne avec les fréquentations observées dans les autres installations.
En utilisant ces chiffres pour prétendre que notre projet est excessif, les opposants omettent volontairement que ce niveau de fréquentation est tout à fait standard, démontrant l’attractivité et la popularité de ce type d’infrastructure, tout en restant conforme aux capacités locales.
À très vite pour la suite de nos réponses ! 🔜

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